DIFFÉRENCIER LES HUILES D’ARGAN

March 31, 2016 ( 0 ) | ( 1,016 )

arganierL’image que vous voyez ici, c’est l’amandon, le fruit de l’arganier.

Un fruit extrêmement amer. C’est le noyau du fruit qui est broyé lorsqu’on veut faire de l’huile à usage cosmétique. Si vous voulez consommer l’huile d’argan, il faudra torréfier les amandons avant de les presser. C’est drôle non? L’huile d’argan alimentaire est en règle générale moins chère que l’huile cosmétique, alors qu’elle nécessite une opération supplémentaire. Ah, la magie du cosmétique…

Toutes les huiles d’argan se valent-elles?

Alors… je ne vais parler que de ce que je connais : l’huile d’argan du Maroc. D’abord, en règle générale, vu les conditions de “pousse” des arganiers, que vous la preniez bio ou pas ne change pas grand chose : il n’y a pas de pesticide, ce sont des arbres sauvages. Concrètement, si vous achetez de l’huile d’argan bio, ça veut dire que le fabricant est allé payer le label bio… Pour pouvoir écrire bio sur la boîte, il faut une autorisation qu’on paye, mais dans les faits, l’huile d’argan est bio… Du moins toutes celles que je connais.

Alors comment on fait pour différencier une bonne d’une mauvaise huile allez-vous me dire? Et bien bonne chance et bon courage… J’ai lu ça et là qu’il fallait que ça sente fort. C’est faux. C’est pas parce qu’elle sent fort qu’elle est meilleure (on peut la désodoriser sans en altérer les vertus).

Il faut savoir un peu comment elle est fabriquée, si vous pouvez poser des questions à ceux qui la vendent, s’ils savent comment elle a été obtenue… Le souci c’est qu’à l’heure actuelle, rares sont ceux qui peuvent tracer, même avec les meilleures volontés du monde, leur huile de A à Z. Ca voudrait dire que vous avez des employés qui cueillent, qui cassent, qui pressent… et c’est rare étant donné que de nombreuses personnes, pour se faire un peu d’argent, amènent les amandons qu’ils ramassent sur leur chemin aux communautés agricoles qui les achètent… et les revendent.

Vous êtes allés visités un de ces endroits peut-être? On vous a vendu un litre d’argan pour un prix raisonnablement exorbitant?

Ces amandons qu’elles ont pressé, parfois des hommes sont allés les cueillir. Parfois.

Autre possibilité : les chèvres leur auront mâché le travail, à proprement parler.

Les chèvres adorent ces fruits. Elle grimpent aux arbres et mangent les amandons. Mais les noyaux, elles ne les digèrent pas. Donc les noyaux, quand elles auront fini leur processus de digestion, vous les retrouverez au pied de l’arbre. Pardonnez le glamour de l’affaire.

Le souci, c’est que les amandons “digérés” perdent de leurs vertus. MAIS ! Une fois pressés? Qui fera la différence? Pas vouuuuus ! Alors on presse, et ça reste de l’huile d’argan. En plus, pas besoin de s’embêter à aller les cueillir, les chèvres bossent pour l’homme…

Donc on ramasse des amandons qu’on amènent aux communautés agricoles qui les achètent et les pressent.

 

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